LE PORTAIL DES VIGNES

La grange est le symbole de la Hesbaye qui est bel et bien le plus fameux des greniers à blé de nos régions. Les Carolingiens y tenaient déjà leurs domaines familiaux aux 8e et 9e siècles. Une part du Brabant wallon y prend place et bénéficie d’une terre très fertile, comme en témoignent ses nombreuses exploitations agricoles et sa campagne limoneuse toujours intensément cultivée. Il y a deux grands types de grange. La grange « en long » qui se définit par la présence de deux portails percés en vis-à-vis et dans les pignons. Et la grange « en large » qui ne dispose que d’un portail, dans son mur gouttereau, côté cour.
Dans les deux cas, avec le porche de la ferme, le portail de la grange est une ouverture qui suscite souvent toutes les attentions de son propriétaire. C’est la porte d’entrée du lieu où est entreposé son bien le plus précieux, le fruit de ses récoltes. Partout, ces aires d’engrangement étaient remplies « à craquer ». À telle enseigne que presque toutes les granges du pays sont épaulées par des contreforts. Elles présentent néanmoins des fissures juste au-dessus de leur portail d’entrée qui en constitue le point faible au niveau structurel.
Il s’agit ici du portail de la grange de la ferme des Vignes à Nodebais – reprise à l’inventaire du patrimoine culturel immobilier de Wallonie – dont la plupart des bâtiments datent de la première moitié du 18e siècle. Un solide contrefort vient renforcer le pignon percé par quatre ouvertures circulaires (uilengat – trou de hibou – en néerlandais). Ces dernières servaient à aérer les récoltes et à laisser le passage aux rapaces qui y chassent les rongeurs attirés par les céréales.
L’image contient peut-être : ciel, maison, plante, arbre, plein air et nature
 
 
 
Sigrid Cavalier, Raphael Skinkel et 8 autres personnes
4 commentaires
1 partage
 
J’aime
 
 
 
Commenter
 
 
Partager
 
 

Les commentaires sont fermés.